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sept 04

La blonde et moi

Tom Miller, c’est le seul impresario capable de faire d’une star une inconnue. Ex-pygmalion de la chanteuse Julie London, il noie désormais ses maigres dollars dans le scotch. A sa grande surprise, il est contacté par Murdock, mafioso et roi du jackpot, qui semble se souvenir de ses talents lointains. Sa mission est simple : transformer la maîtresse insignifiante de Murdock en célébrité du showbiz. La future vedette se prénomme Jerri. Formes rebondies, démarche sensuelle et neurones atrophiés, elle s’avère incapable de sortir une note juste de ces généreuses tripes… Rivale attitrée de Marilyn dans les années 50. Jayne Mansfield, «The Bust», incarnait à la perfection les grandes dindes platinées. Sa présence irradie l’écran, mais les vraies guest stars de «La blonde et moi» sont d’une autre fibre : Fats Domino, Little Richard, Eddie Cochran, les Platters, Gene Vincent… Une véritable pièce d’archive truffée de gags bon enfant pour cinéphiles et nostalgiques d’un rock and roll mythique !

Radio Days

C’était le temps de la radio, qu’on appelait la TSF… Le temps de l’enfance pour Woody Allen, ces années 30-40 où la vie familiale tournait autour de cette invention nouvelle comme aujourd’hui autour de la TV.Radio Days Le réalisateur apparaît donc sous les traits d’un jeune garçon, Joe, cancre rêveur et rouquin, cible des taloches perpétuelles de son père, de sa mère, quand le rabbin ne s’y met pas. Mais bien sûr, c’est la voix inimitable de Woody qui égrène les souvenirs, plantant d’abord le décor : le quartier populaire de Rockaway, présentant les personnages : ses parents, son oncle Abe qui ramène ses éternels poissons, sa tante Léa, toujours en quête du mari idéal, leurs voisins communistes qui (horreur !) ne respectent pas le sabbat. Et la vie de fa maisonnée s’écoule au son du jazz, cette musique qui baigne aussi, non loin de là, les boîtes de nuit chic de Manhattan. Là, nous faisons la connaissance de Sally (Mia Farrow), ravissante vendeuse de cigares un peu gourde, qui entame son irrésistible ascension sociale. Joies et peines, espoirs et amertumes, la chronique se poursuit tranquillement au rythme de l’omniprésente radio, sous le signe d’une nostalgie sans mièvrerie. « Radio days » est moins désopilant, assurément, que certains autres films de Woody Allen : un artiste n’a pas seulement envie de rire quand il se penche sur sa propres enfance…

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