Equus

Dans une petite ville anglaise, un jeune homme de 17 ans est traduit devant le tribunal pour enfants. Dans le manège où il travaillait comme garçon d’écurie, il a crevé les yeux de six chevaux avec un crochet en métal ! Confié à un psychanalyste, il entreprend un long et pénible travail d’investigation mentale, largement aidé par des séances d’hypnose. Peu à peu, les scènes oubliées resurgissent de la mémoire du jeune garçon : les récits de chevaux faits par sa mère, la photo d’une tête de cheval au-dessus de son lit. Et ses chevauchées secrètes et nocturnes avec les bêtes du manège, où, entièrement nu pour une sorte de cérémonial rituel, il a pu connaître l’extase. Le cheval tient alors un rôle essentiel, symbole sexuel, religieux et païen. Enfin, au cours d’une dramatique séance d’hypnose, le garçon relate la soirée du crime. Nous saurons comment il est allé jusqu’au bout de sa passion, comment il est devenu criminel pour avoir voulu devenir centaure.Equus Le réalisateur Sidney Lumet, l’un des grands de Hollywood, aime ouvrir des dossiers : avec « Douze hommes en colère » ou plus récemment « Verdict », c’était celui de la justice avec « Serpico », celui de la drogue : et avec « Network », celui de la TV. Cet étrange et très beau film, adapté de la pièce de Peter Scaffer, mais établi sur des faits réels, ouvre le dossier de la psychiatrie. Grand succès au théâtre avant d’être porte a l’écran, « Equus » nous permet de retrouver le meilleur Richard Burton dans le rôle du scientifique qui à son tour perd la raison, jaloux de cette passion éprouvée par le jeune homme. Le malade, c’est un rôle écrasant, magistralement interprété par Peter Firth, mélange de puissance et de vulnérabilité, qui obtint d’ailleurs pour « Equus », l’Oscar du meilleur acteur de complément à Hollywood.

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