sept 27

Une nuit très morale

Une petite ville au fin fond de la Hongrie, tout à fait au début du siècle. Voici la maison à la lanterne rouge, une maison close où, sous la surveillance d’une maîtresse indulgente, les demoiselles mènent une existence familiale. Un jour elles décident d’offrir l’hospitalité à un étudiant pauvre, joli garçon, sympathique et tendrement aimé. Tout se passerait pour le mieux si la mère de l’étudiant ne débarquait de sa province pour rendre visite à son fils… Le film représentait, joliment, la Hongrie au Festival de Cannes cette année-là. Il est dû à un vieux routier, Karoly Makk qui sait ménager ses effets. Il aime le cinéma dans lequel le spectateur puisse rire et pleurer. Et cette histoire d’intellectuel malheureux, de filles perdues et de maman naïve ne soupçonnant rien, peut faire l’objet, en effet, de plusieurs types d’interprétation. On remarquera dans le rôle de la vieille dame très digne, la doyenne des comédiennes hongroises, Margit Makay, alors âgée de plus de 80 ans. Ce rôle en or lui a valu des prix d’interprétation dans son pays. Mais il faut aussi signaler la très belle qualité de la photographie et le rouge profond des velours. Le film a été un succès considérable en Hongrie la vidéo vous offre ici l’occasion de découvrir de façon plaisante le cinéma d’un pays qui donne plus souvent dans la lourde fable sociale que dans l’aimable comédie.

L’agression

L'agressionUn brave cadre parisien dans sa belle voiture, part en vacances avec épouse et fillette de dix ans. Un groupe de motards, une altercation, un geste malheureux, une poursuite et l’accident ! Lorsqu’il revient à lui, le gentil bourgeois retrouve femme et fille mortes, violées ! Devant l’inefficacité de la police, il décide de faire justice lui-même. Sa belle-sœur l’accompagne. Blonde, belle, provocante et lucide… c’est Catherine Deneuve. Elle suit ce père tranquille qui a acheté un fusil pour éliminer ceux qu’il croit être les meurtriers de sa famille. Elle le voit s’acoquiner avec un serveur de restoroute, magouilleur et vulgaire… Claude Brasseur inquiétant à souhait. Elle se trouve entraînée dans un cauchemar d’abjection, de sang et de mort. Elle comprend enfin que les apparences peuvent être trompeuses et que les masques sociaux, qu’elle a toujours appris à porter avec grâce, peuvent soudain peser très lourd. Gérard Pires situe sa « série noire », cc-adaptée par Jean Patrick Manchette d’un roman anglo-saxon, dans le décor inhumain de l’autoroute. Dans ce lieu invivable où l’on passe en vitesse, les hommes révèlent un drôle de visage : intolérance, violence, bestialité… La peinture de Gérard Pires est du vitriol à l’état pur. Et la seule fleur dans cet enfer s’appelle Catherine Deneuve.

sept 04

Equus

Dans une petite ville anglaise, un jeune homme de 17 ans est traduit devant le tribunal pour enfants. Dans le manège où il travaillait comme garçon d’écurie, il a crevé les yeux de six chevaux avec un crochet en métal ! Confié à un psychanalyste, il entreprend un long et pénible travail d’investigation mentale, largement aidé par des séances d’hypnose. Peu à peu, les scènes oubliées resurgissent de la mémoire du jeune garçon : les récits de chevaux faits par sa mère, la photo d’une tête de cheval au-dessus de son lit. Et ses chevauchées secrètes et nocturnes avec les bêtes du manège, où, entièrement nu pour une sorte de cérémonial rituel, il a pu connaître l’extase. Le cheval tient alors un rôle essentiel, symbole sexuel, religieux et païen. Enfin, au cours d’une dramatique séance d’hypnose, le garçon relate la soirée du crime. Nous saurons comment il est allé jusqu’au bout de sa passion, comment il est devenu criminel pour avoir voulu devenir centaure.Equus Le réalisateur Sidney Lumet, l’un des grands de Hollywood, aime ouvrir des dossiers : avec « Douze hommes en colère » ou plus récemment « Verdict », c’était celui de la justice avec « Serpico », celui de la drogue : et avec « Network », celui de la TV. Cet étrange et très beau film, adapté de la pièce de Peter Scaffer, mais établi sur des faits réels, ouvre le dossier de la psychiatrie. Grand succès au théâtre avant d’être porte a l’écran, « Equus » nous permet de retrouver le meilleur Richard Burton dans le rôle du scientifique qui à son tour perd la raison, jaloux de cette passion éprouvée par le jeune homme. Le malade, c’est un rôle écrasant, magistralement interprété par Peter Firth, mélange de puissance et de vulnérabilité, qui obtint d’ailleurs pour « Equus », l’Oscar du meilleur acteur de complément à Hollywood.

août 29

Le meilleur site pour trouver des pièces détachées pour Seat

SEAT TERRAAujourd’hui, il est toujours difficile de trouver des pièces détachées qui conviennent à d’anciennes voitures. J’ai quelques problèmes avec ma bougie de préchauffage que je dois absolument remplacer pour que ma SEAT TERRA camionnette puisse fonctionner de nouveau. Heureusement qu’un ami m’a référencé sur le site internet www.PiecesAuto24.Com. C’est une boutique en ligne qui se spécialise dans la vente de pièces détachées pour toutes les marques de voitures, allant de la plus ancienne à la plus récente.

Un réel avantage

En naviguant sur le site, j’ai pu trouver la pièce détachée qu’il me fallait. Et mieux encore, il existe d’autres pièces détachées qui correspondent à la marque de ma voiture qui sont accessibles en stock. Ce site est un réel avantage pour ma personne puisque je peux y trouver de tout. J’ai enfin pu trouver un site qui pourra me fournir une bougie de préchauffage Vemo. Il facilitera, à présent, le démarrage à froid du moteur de ma Seat Serra camionnette 1.4 D. aussi, grâce à ce site, je pourrais, désormais, réaliser l’entretien de ma camionnette comme il faut et surtout, pouvoir changer les pièces usées en toute quiétude.

La bougie de préchauffage Vemo

La bougie de préchauffage Vemo convient exclusivement au moteur diesel. C’est tout à fait le cas de ma Seat Terra camionnette. Comme son nom l’indique, cette bougie de préchauffage a pour fonction de préchauffer le moteur avant son démarrage. Plus précisément, il a pour mission de préchauffer les chambres de combustion de chaque cylindre afin de permettre un meilleur démarrage du moteur diesel. Surtout par temps froid, ce type de bougie est d’une grande nécessité. La bougie de préchauffage Vemo est constituée de 4 pièces avec une dimension de filetage de M12 x 1,25 mm et présente un voltage de 11 V. Cette bougie s’adapte également à d’autres types de véhicule.

C’est un réel avantage de pouvoir utiliser une pièce détachée de bonne qualité et qui convient parfaitement avec la marque et le type de véhicule qui vous appartient. De plus, avec un prix compétitif, que demander mieux ?

août 24

Cinq jours ce printemps-la

Drôle de titre français pour un film intitulé « Five days one summer » et racontant la « fin » d’une passion dévorante entre un quinquagénaire et sa jeune nièce coïncidant avec la « fin » de l’été. Fred Zinnemann, allant à l’encontre de son goût prononcé pour les sujets exceptionnels, raconte une histoire d’amour pas comme les autres. Il place dans la montagne trois êtres simples : le docteur Meredith, sa nièce et un jeune guide qui découvre peu à peu une passion qu’il juge contre nature.Cinq jours ce printemps-là A l’opposé des modes les plus actuelles (en conséquence les plus éphémères), Zinnemann n’hésite pas à jouer la carte des grands sentiments, du romantisme exacerbé et des passions mélodramatiques. Il raconte .les escalades en montagne comme des épopées où l’individu ne peut plus tricher avec ses sentiments et avec lui-même. En un mot comme en cent : aucun film de ce début des années 80 n’est aussi génialement « vieillot » ! La star du film de Fred Zinnemann, c’est la montagne, omniprésente et indiciblement menaçante. Mais le cinéaste du « Train sifflera trois fois », de « Tant qu’il y aura des hommes » et de « Julia » s’est trouvé un époustouflant trio d’acteurs. Après la vision du film, on n’imagine pas les personnages sous d’autres traits que ceux du rude Sean Connery. de la très bristish Betsy Brantley et de l’intense Lambert Wilson. Fils du comédien Georges Wilson, Lambert était apparu pour la première fois à l’écran dans une rapide scène du précédent Zinnemann, « Julia ». Le temps de remettre un carton à chapeau à l’impressionnante Jase Fonda. Depuis, il est devenu un des jeunes « mecs » les plus prometteurs du cinéma français et international. On le verra bientôt ‘dans « La femme publique » de Zulawski et « Sahara » avec Brooke Shields. Dans « Cinq jours, ce printemps-là », Lambert Wilson « bouffe » l’écran, mais ne laisse absolument pas « bouffer » par le « monstre » Sean Connery.

août 05

L’année de tous les dangers

L'année de tous les dangersA-t-on le droit de diffuser une information au risque de perdre ses amis ? C’est la question déontologique du journalisme que pose ce film. 1965. En Indonésie, les communistes préparent un coup d’état. Encore un dieu pour son peuple, le président Soekarno, lors d’un discours historique, déclare que cette année sera « l’année de tous les dangers ». Débarque à Djakarta un jeune journaliste australien, venu ici pour couvrir les événements politiques. Il joue tout sur sa carrière et ne cherche qu’une seule chose, le scoop. Voilà ce qui motive ce journaliste ambitieux. Entrent alors en scène un cameraman asiatique, un nain, qui lui servira de guide. Il lui présente une ravissante attachée d’ambassade anglaise, qui ne voudrait pas se compliquer la vie pour les quelques jours qu’il lui reste à passer en Asie. Ensemble, c’est une histoire d’amour pratiquement impossible qu’ils vont vivre dans la tourmente qui les entoure leur promenade sentimentale en voiture après le couvre-feu sera bercée par… le crépitement des mitraillettes ! Des bars des grands hôtels où se fait l’information de la plupart des correspondants de guerre, le film nous entraîne aux admirables rizières cultivées en terrasses, sur les hauteurs de Java. Le réalisateur Peter Weir est, avec son compatriote George Miller (« Mad Max I et II »), le promoteur de la nouvelle génération du cinéma australien. Ici la tension monte progressivement et la violence est longtemps feutrée avant d’éclater dans les manifestations spontanées, en fait soigneusement organisées. Conçu pour l’écran large et le Dolby stéréo, le film perdra sans doute de sa force en passant sur votre petit écran, mais ce n’est pas une raison pour vous en priver.

juil 19

L’œuf du serpent

« L’œuf du serpent » n’est pas un film suédois d’Ingmar Bergman. Le générique original était en anglais et portait des noms de techniciens allemands ! On y voit une alternance d’images d’une foule grise comme celle de « Metropolis » de Fritz Lang, sur une musique aigrelette de charleston comme celle de « Cabaret ».L'_uf du serpent Nous sommes le 3 novembre 1923. Plus personne n’a foi dans l’avenir ou dans le présent. Arrivé à Berlin depuis un mois, un trapéziste américain apprend que son frère s’est suicidé. Il a laissé une lettre où l’on peut déchiffrer cette phrase « Il y a un poison dans l’air ». Et de fait, en un mois, dans le même quartier il y aura sept morts mystérieuses. Pour le Juif américain, ce sera une longue fuite en avant vers la peur et l’angoisse, que l’alcool ne parvient pas à faire oublier. Ingmar Bergman nous fait découvrir le Berlin de la montée du nazisme, ce moment où le serpent était dans l’œuf. Lorsque « sous la fine membrane on distingue déjà le parfait reptile ». Il utilise l’une de ses comédiennes fétiche, Liv Ullman, celle de « Persona », « Scènes de la vie conjugale », « Cris et chuchotements », ici épuisée, éplorée, exsangue. Plus inattendue est la présence de David Carradine, qu’on a du mal à dissocier de son personnage de la série télévisée « Kung fu ». Dans une lumière glauque, le film offre une reconstitution somptueuse de cette atmosphère vénéneuse où « la peur comme une buée suinte des pavés ». C’est l’époque où le dollar vaut cinq milliards de marks, le papier monnaie se distribue par liasses et on fait la queue depuis l’aube devant les boulangeries. Même si c’est là le moins bergmanien des films de Bergman, on y trouve cette inquiétude nous vivons si loin de Dieu qu’il n’entend plus nos appels à l’aide.

juil 09

Le Secret de Veronica Voss

Le jeudi 10 juin 1982, Fassbinder mourait avec, derrière lui, plus de quarante films réalisés en dix années. Sa copieuse filmographie contient du bon et du nettement moins intéressant. Mais Fassbinder restera celui qui a véritablement réveillé le cinéma allemand, et l’homme qui a rendu ses lettres de noblesse à la femme allemande. Maria Braun, Lili Marlen, Lola et cette toute dernière Veronica Vous ! Pour son avant dernier film, réalisé juste avant « Querelle », Fassbinder plonge au cœur du Munich des années 50.Le Secret de Veronica Voss Veronica Voss est un zombie, une ancienne star de la UFA engluée dans la drogue et incapable de faire la différence entre rêve et réalité. Elle vit sa vie comme un rêve qui tourne régulièrement au cauchemar, enfermée dans la nuit de son appartement et de ses souvenirs. Mais le monde extérieur ne la laisse pas en repos. Ses « biens au soleil » intéressent ses fournisseurs de morphine. Sa beauté fragile et inaccessible attire l’amitié et même l’amour. Au cœur d’une lutte entre générosité et cruauté dont elle est l’enjeu, Veronica n’est qu’un fantôme… une paumée à fleur de peau, écorchée vive, pathétique et sublime. Une nouvelle fois, Fassbinder a trouvé au théâtre une actrice sensible et émouvante. Avant « Le secret de Veronica Vous », il lui avait confié un petit rôle dans « Lola, une femme allemande ». Elle s’appelle Rosel Zech. Comme à son habitude, Fassbinder le magicien en fait sa chose, la « starise » et en fait une créature fascinante. Il embellit la femme pour mieux montrer la fragilité du personnage. Une nouvelle fois, à travers ce portrait de femme, il raconte un moment privilégié de l’Allemagne contemporaine et dénonce avec virulence une société qui écrase l’individu. « Le secret de Veronica Vous » est le plus sublime et le plus intelligent des mélos !

juin 21

Qu’est-il arrive a baby Jane ?

Qu'est-il arrive a baby JaneQuand elle était enfant, Baby Jane était déjà une star, adulée par son public, capricieuse avec son entourage. Sa sœur Blanche, la brune, la regardait des coulisses. Puis elles ont grandi. Jane, l’éternelle petite fille, fut bientôt oubliée, tandis que Blanche, jeune fille, devenait une star du cinéma hollywoodien. Sans rancune, elle exige par contrat que Jane puisse tourner des films elle aussi. Soudain, c’est l’accident. Un soir d’ivresse, après une folle party, Blanche a les jambes écrasées par sa propre voiture. On raconte que Jane, ivre morte, était au volant. Quelle est la vérité ? Aujourd’hui vieillies et aigries, les deux sœurs vivent ensemble, Blanche se déplaçant péniblement dans sa voiture de paralytique, Jane en robe de petite fille, prenant plaisir à la persécuter… Pour ce duel cauchemardesque, Robert Aldrich engagea deux « monstresses sacrées », épaves d’un Hollywood en déroute, enlaidies par leurs maquillages et par, les éclairages expressionnistes : Joan Crawford (Blanche) et Bette Davis (Jane). Par certains côtés, son film rappelle le chant funèbre de « Sunset Boulevard » avec Gloria Swanson, mais la nostalgie fait place à la dérision, à la description de la folie et de la cruauté mentale qui se rapproche de l’univers du fantastique… Robert Aldrich a préféré l’efficacité à la subtilité, d’où parfois une certaine lourdeur. C’est néanmoins un film très rare (pratiquement jamais projeté depuis sa sortie) qu’il faut voir pour ces deux numéros exceptionnels de stars déchues et déchirées.

Pierrot Le Fou

Pierrot Le Fou« Il était temps de quitter ce monde dégueulasse et pourri… ». Sur ces fortes paroles, Belmondo et Karina prennent la route de la Côte d’Azur, Pieds Nickelés romantiques des années 60, sous la houlette d’un Godard à peine échappé des Cahiers du cinéma. La musique d’André Duhamel se déroule ample, majestueuse, tandis que nos fugitifs « traversent la France comme des apparences, comme un miroir » — citation from Arthur Rimbaud. Les références fleurissent et s’épanouissent en bouquet dans le film-poète de Jean-Luc le Vaudois Picasso pour la violence, Van Gogh pour la couleur, Nicolas de Staël pour la mort. Au cœur de l’œuvre, hommage à la série noire et au burlesque en même temps, la passion et l’amour fou, l’amour qui rime avec Pierrot — ce sobriquet que Marianne Renoir (Karma) donne à Ferdinand (Belmondo). Tourné pendant l’été 1965, le film sortit à l’automne et consacra définitivement le nom de Jean-Luc Godard, pendant qu’un véritable culte s’organisait autour de lui. Sur les murs de Paris, on vit apparaître le slogan « Pierrot le fou », comme une prémonition des futurs mots d’ordre de mai 68. Il y avait aussi Samuel Fuller qui parlait du cinéma, et Raymond Devos qui racontait une de ses histoires assis sur un ponton, et Anna Karina qui assassinait un lilliputien avec une paire de ciseaux, et Belmondo qui imitait Michel Simon, et qui se faisait sauter la tête à la dynamite devant la mer, par amour, pour la dernière fois. C’était la fin de la Nouvelle Vague et le début du cinéma adulte. Beaucoup pour un seul film. En tout cas, on n’en fait pas souvent comme ça.

avr 16

Actions européennes

Dividendes : taxation à l’impôt sur le revenu en fonction du taux marginal d’imposition après un abattement de 40% des dividendes perçus, puis abattement de 1.525€ (personne seule) ou de 3.050€ (couple). Possibilité d’optioin pour le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) de 32.5% (37,5% à compter du 1er janvier 2012).

Sa place dans mon patrimoine

Les valeurs européennes devraient s’apprécier sur la durée. L’investissement est de cinq ans au minimum.

Bilan

Les actions européennes ont été les plus affectées par la baisse boursière estivale, car elles seraient les plus pénalisées par les conséquences d’un éventuel défaut grec.

Perspectives d’évolution

Actions les moins chères de la planète, les valeurs européennes devraient bénéficier d’un phénomène de rattrapage dans quelques mois, à condition qu’une solution soit trouvée au problème des dettes souveraines des pays de la Communauté européenne.

Les intermédiaires

Vous devez détenir un compte-titres chez un intermédiaire de 19% + 13,5% de prélèvements sociaux, soit 32,5%, déduction faite d’éventuelles moins-values générées pendant les dix années précédentes.

Les frais

Lors de chaque transaction, vous supportez un courtage allant de 0,1% chez les courtiers en ligne les plus compétitifs à plus de 1% en cas d’ordre passé par téléphone. Certains établissements facturent des droits de garde de l(ordre de 0,03% du portefeuille ou sous forme d’un doit fixer (en euro) par ligne.

Les fonds à formule offrent le plus souvent une rémunération fondée sur le comportement de l’indice Euro Stoxx 50 ou d’un panier d’actions faisant partie de cet indice. Généralement, leur durée de vie est comprise entre six et huit ans, avec des fenêtres de sortie en milieu de vie si l’indice sous-jacent affiche une performance au moins positive, ou une hausse atteignant un certain niveau. Dans ce cas, une rémunération fixe (par exemple 6 ou 7% par an) est versée. Sinon, à l’échéance prévue, le souscripteur reçoit une performance en fonction de celle de l’indice ou un taux de rendement prévu initialement. Ces fonds n’étant pas garantis, une perte en capital peut être subie en cas de baisse marquée de la référence.

Un fond à formule ne doit pas jamais remplacer un placement en actions lorsque les Bourses sont bon marché comme actuellement. Sa rentabilité sera très certainement inférieure à celle d’un fonds d’actions. En revanche, il peut améliorer le couple rendement/risque d’un portefeuille obligatoire, en offrant à la fois une rémunération appréciable au regard des taux obligataires et une diversification avec un comportement indépendant de celui des taux d’intérêt. Mais il faut être quasi certain qu’aucune baisse ne sera constatée à l’échéance. C’est pourquoi seuls les fonds à formule offrant une garantie à 30% (50% dans l’idéal) peuvent êtres souscrits.
Au sein d’un portefeuille d’actions, les actions européennes (ou les fonds spécialisés) peuvent représenter jusqu’à 220% du total. Ne consacrez pas plus de 5% de votre avoir à une seule ligne.

mar 28

Yaourt périmé !

Il y a quelques années, bien avant de se faire dénoyauter le cerveau par TF1, Pascal Bataille et Laurent Fontaine avaient publié Le Guide de l’emmerdeur, qui fit quelques remous et contribua à l’entame de leur si lucrative et nauséabonde carrière dans les médias. A l’époque, il s’agissait de répertorier toutes les failles législatives et autres jurisprudences mesquines pour permettre à des petits malins n’ayant rien d’autre à foutre de jouer avec les nerfs de leurs contemporains: fonctionnaires, commerçants, chauffeurs de taxi et autres cibles privilégiées de la casse-couillerie ordinaire. On y apprenait notamment qu’il était possible, dans un supermarché ou chez l’Arabe du coin, de n’acheter qu’un yaourt sur un pack de quatre, donc de procéder à un acte de vandalisme tout à fait toléré. Aujourd’hui, Bataille et Fontaine animent les lundis dans le poste des émissions yaourts (Yapaphoto, Yaquelavéritéquicompte) qui servent surtout à faire tapisserie en attendant la pub – pour des yaourts, notamment-, mais les deux ex-emmerdeurs se gardent bien désormais d’appeler au caviardage des produits dont ils sont devenus les camelots. Ce qu’ils s’emploient à minutieusement rendre sécable, à présent, c’est la dignité humaine, la misère des gens, dans un dispositif qui tient à la fois du peep-show, du confessionnal et du bureau de juge.

A propos de Y’a que la vérité qui compte, à vrai dire, y’a pas de quoi s’énerver, à moins de nourrir encore la moindre illusion sur Louvin, Le Lay et toute la bande de malfrats dont les deux nigauds animateurs. Ils ne sont finalement que les porte-flingues. Et revanche, on peut ressortir Le Guide de l’emmerdeur et prévenir le consommateur que la loi autorise tout à fait à retirer TF1 du pack des chaînes avant de passer à la caisse. Certes, il s’agit d’une bataille vaine qui consiste à dire « Fontaine, je ne boirai pas de ton eau croupie », mais le geste n’est pas moins salutaire et hygiénique que le tri des ordures ménagères.

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