nov 13

Un bon site pour pièces auto AUDI

Il est difficile de dénicher des pièces auto pas chères. Cela ne veut toutefois pas dire que c’est impossible.

Un service au bout du clic

Avant, j’avais l’habitude d’acheter mes pièces auto en magasin. A cette époque, je vivais dans une grande ville où les magasins sont à deux pas de chez moi. Je ne trouve donc aucun problème à me déplacer pour faire mes achats. C’est après mon déménagement en périphérie que tout se complique. Il me fallait faire au moins une heure en voiture avant de trouver le premier magasin de pièces détachées. Un cas qui est loin d’être pratique sur le long terme. J’ai donc décidé de trouver un moyen plus simple pour éviter les longs trajets en voiture. C’est à ce moment que j’ai commencé à acheter tout ce dont j’ai besoin en ligne pour ensuite me le faire livrer à domicile. Cela va de la nourriture aux pièces de voitures. C’est également à ce moment que j’ai découvert le site 24piecesauto.fr. Ce site me permet d’acheter des pièces détachées en seulement quelques clics et sans avoir à bouger de mon bureau ou de chez moi.

Jeu de plaquette de frein Mapco

Mapco

Mon premier achat sur le site fut un jeu de plaquettes de frein, frein à disque de marque Mapco. J’avais à ce moment besoin de cette pièce pour remplacer celui de ma voiture Audi A2 (8ZO) 1.4 TDI. Cette pièce de marque de conformité E4 90R 01115/708 s’adapte à un système de freinage APE. Elle comprend un contact de signal d’usure et une tôle antibruit. Elle a une hauteur de 54,7 mm, une épaisseur de 19,7 mm et une largeur de 146 mm. Ce jeu de plaquettes est destiné à un assemblage d’essieu avant sur Audi A2 et A3. Il peut également être utilisé sur différents types de véhicule de marque Seat, Skosa et Volkswagen.

nov 01

La femme aux enchères

Merci la vidéo qui nous permet de découvrir les inédits ! Cette « Femme aux enchères » a pour _ titre original « Attenti il buffone » et est réalisé par un romancier-cinéaste dont on n’a vu qu’un seul film en France « La califfa » avec Romy Schneider. Bevilacqua n’est pas un grand cinéaste. Il manie mieux les mots que l’image. Mais il a une sensibilité de conteur très originale. « La femme aux enchères » mélange avec finesse la comédie et le drame, la tendresse et la férocité. Un violoniste de concert rentre chez lui pour découvrir que son épouse a quitté le domicile conjugal avec ses deux enfants. Elle s’est installée chez son amant, un homme plus âgé, mais plus riche et plus puissant. Le musicien se rend dans la somptueuse demeure où il est attendu, pour annuler le mariage. Par la douceur et la dérision, il fait face à la situation en jouant les bouffons et se livre à un subtil travail de sape dont le couple ne va pas sortir indemne. Bevilacqua se tient en équilibre à la limite de la farce grotesque, sans jamais y déraper. Mais, au passage, il égratigne la haute bourgeoisie, l’église et la gloriole militaire. Ehi Walach en ganache démasquée, Manfredi en douloureux ironique et Mariangela Melato en femme prise entre deux hommes donnent toute sa conviction au film. Il reste sûrement dans les tiroirs des producteurs italiens des comédies (douces-amères ou franchement comiques) aussi honorables que celle-ci. Alors ? Un des autres avantages de « La femme aux enchères » est de nous confirmer un talent connu, mais… pas assez « re »connu celui de Nino Manfredi, acteur avec qui la comédie italienne paraît toujours un peu plus que ce qu’elle a l’ambition d’être, et cinéaste (il a deux réalisations à son actif) au regard insolite et attachant.

oct 30

Stardust memories

Coincé entre « Manhattan » (1979) et « Comédie érotique d’une nuit d’été » (1982), « Stardust memories » est un tournant dans la carrière de Woody Allen… mais aussi une impasse !Stardust memories Ce film-introspection, autobiographique et satirique, sent la répétition. Une nouvelle fois, Woody Allen s’en prend aux intellectuels (ici, les cinéphiliques) et se gratte, jusqu’au sang, son petit nombril de célébrité qui a des problèmes avec les dames. Côté hommage inspiré, Allen oublie cette fois le Suédois Bergman au profit de l’Italien Fellini et de son « 8 112″. Une fois faites ces deux réserves, il faut reconnaître que « Stardust memories » est passionnant comme une sensibilité mise à nue. Woody Allen a le génie du fantasme et du monologue. On n’est pas prêt d’oublier ce train, plein de gueules sinistres, qui s’enfonce dans la nuit alors que, sur une voie parallèle, un autre train roule plein de gens .beaux, heureux et gais. Bien sûr, Woody n’est pas dans le bon. Ses efforts désespérés pour s’échapper et changer de wagon sont pathétiques et touchants. Car à travers mille petits détails apparemment non signifiants (rencontres, actes manquées, objets rebelles, etc.), Woody Allen s’offre un beau constat et une virulente autocritique. Sur le moment, après le choc émotionnel que fut « Manhattan », on pouvait croire que « Stardust memories » n’était rien de plus qu’un exercice de style narcissique. « Comédie érotique d’une nuit d’été », conte léger et optimiste (tout en restant fidèle.aux préoccupations profondes du « timide » Woody Allen) donne aujourd’hui un éclairage différent au film. « Stardust memories » est un moment parfaitement assumé de l’évolution de Woody Allen… Une pièce maîtresse dans l’œuvre d’un des cinéastes les plus sincères de notre époque.

oct 04

La victoire en chantant

La victoire en chantantSix mois après le début de la Première Guerre mondiale, en janvier 1915, des Français (ils sont neuf) et des Allemands (ils sont trois !) vivent encore en paix. Et pour cause perdus aux confins du Cameroun et de l’Oubangui, ils ignorent que leurs pays respectifs sont en guerre. La nouvelle du conflit parvient aux Français le 5 janvier, les jetant dans une grande perplexité, puis dans une intense émotion patriotique. Ils ne voient plus qu’un seul but écraser l’Allemagne en la personne de ces trois braves Teutons sympathiques, clients de Fort-Coulais, comptoir français où ils se ravitaillaient régulièrement. Le temps pour le sergent de cuver son absinthe et de rassembler une petite troupe d’indigènes, et l’assaut est donné, un dimanche, pour l’effet de surprise. C’est un désastre, une catastrophe. Bien avant son triomphe de la « La guerre du feu », ce fut là le premier film de Jean-Jacques Annaud, dont il disait « J’ai voulu faire un film plutôt comique sur un sujet plutôt sérieux, un film qui serait une partie d’une anthologie de la bêtise, qui serait aussi une façon d’ironiser sur la dérision de la guerre ». Et en fait ce fut une bien curieuse carrière pour un bien curieux film. Le scénariste et dialoguiste Georges Conchon (« L’Etat sauvage », « Le sucre ») y stigmatisait le racisme, le nationalisme et la guerre. Pourtant « La victoire en chantant » avait été un échec total lors de sa sortie française. Mais, rebaptisé « Black and white in colour » pour sa carrière américaine, il a obtenu l’Oscar du meilleur film étranger à Hollywood ! C’est vrai, Jean Carmet et Jacques Dufhilo y étaient tous deux prodigieux, et Catherine Rouvel et Dora Doll semblaient tout droit sorties d’une partie de campagne à la Renoir. Après ce succès américain, le film ressortit sous son nouveau titre « Noirs et Blancs en couleurs ». Nouvel échec, tout aussi injustifié. C’est donc un film à découvrir d’urgence, auquel la vidéo donne une chance supplémentaire et amplement méritée.

sept 27

Une nuit très morale

Une petite ville au fin fond de la Hongrie, tout à fait au début du siècle. Voici la maison à la lanterne rouge, une maison close où, sous la surveillance d’une maîtresse indulgente, les demoiselles mènent une existence familiale. Un jour elles décident d’offrir l’hospitalité à un étudiant pauvre, joli garçon, sympathique et tendrement aimé. Tout se passerait pour le mieux si la mère de l’étudiant ne débarquait de sa province pour rendre visite à son fils… Le film représentait, joliment, la Hongrie au Festival de Cannes cette année-là. Il est dû à un vieux routier, Karoly Makk qui sait ménager ses effets. Il aime le cinéma dans lequel le spectateur puisse rire et pleurer. Et cette histoire d’intellectuel malheureux, de filles perdues et de maman naïve ne soupçonnant rien, peut faire l’objet, en effet, de plusieurs types d’interprétation. On remarquera dans le rôle de la vieille dame très digne, la doyenne des comédiennes hongroises, Margit Makay, alors âgée de plus de 80 ans. Ce rôle en or lui a valu des prix d’interprétation dans son pays. Mais il faut aussi signaler la très belle qualité de la photographie et le rouge profond des velours. Le film a été un succès considérable en Hongrie la vidéo vous offre ici l’occasion de découvrir de façon plaisante le cinéma d’un pays qui donne plus souvent dans la lourde fable sociale que dans l’aimable comédie.

L’agression

L'agressionUn brave cadre parisien dans sa belle voiture, part en vacances avec épouse et fillette de dix ans. Un groupe de motards, une altercation, un geste malheureux, une poursuite et l’accident ! Lorsqu’il revient à lui, le gentil bourgeois retrouve femme et fille mortes, violées ! Devant l’inefficacité de la police, il décide de faire justice lui-même. Sa belle-sœur l’accompagne. Blonde, belle, provocante et lucide… c’est Catherine Deneuve. Elle suit ce père tranquille qui a acheté un fusil pour éliminer ceux qu’il croit être les meurtriers de sa famille. Elle le voit s’acoquiner avec un serveur de restoroute, magouilleur et vulgaire… Claude Brasseur inquiétant à souhait. Elle se trouve entraînée dans un cauchemar d’abjection, de sang et de mort. Elle comprend enfin que les apparences peuvent être trompeuses et que les masques sociaux, qu’elle a toujours appris à porter avec grâce, peuvent soudain peser très lourd. Gérard Pires situe sa « série noire », cc-adaptée par Jean Patrick Manchette d’un roman anglo-saxon, dans le décor inhumain de l’autoroute. Dans ce lieu invivable où l’on passe en vitesse, les hommes révèlent un drôle de visage : intolérance, violence, bestialité… La peinture de Gérard Pires est du vitriol à l’état pur. Et la seule fleur dans cet enfer s’appelle Catherine Deneuve.

sept 04

Equus

Dans une petite ville anglaise, un jeune homme de 17 ans est traduit devant le tribunal pour enfants. Dans le manège où il travaillait comme garçon d’écurie, il a crevé les yeux de six chevaux avec un crochet en métal ! Confié à un psychanalyste, il entreprend un long et pénible travail d’investigation mentale, largement aidé par des séances d’hypnose. Peu à peu, les scènes oubliées resurgissent de la mémoire du jeune garçon : les récits de chevaux faits par sa mère, la photo d’une tête de cheval au-dessus de son lit. Et ses chevauchées secrètes et nocturnes avec les bêtes du manège, où, entièrement nu pour une sorte de cérémonial rituel, il a pu connaître l’extase. Le cheval tient alors un rôle essentiel, symbole sexuel, religieux et païen. Enfin, au cours d’une dramatique séance d’hypnose, le garçon relate la soirée du crime. Nous saurons comment il est allé jusqu’au bout de sa passion, comment il est devenu criminel pour avoir voulu devenir centaure.Equus Le réalisateur Sidney Lumet, l’un des grands de Hollywood, aime ouvrir des dossiers : avec « Douze hommes en colère » ou plus récemment « Verdict », c’était celui de la justice avec « Serpico », celui de la drogue : et avec « Network », celui de la TV. Cet étrange et très beau film, adapté de la pièce de Peter Scaffer, mais établi sur des faits réels, ouvre le dossier de la psychiatrie. Grand succès au théâtre avant d’être porte a l’écran, « Equus » nous permet de retrouver le meilleur Richard Burton dans le rôle du scientifique qui à son tour perd la raison, jaloux de cette passion éprouvée par le jeune homme. Le malade, c’est un rôle écrasant, magistralement interprété par Peter Firth, mélange de puissance et de vulnérabilité, qui obtint d’ailleurs pour « Equus », l’Oscar du meilleur acteur de complément à Hollywood.

août 29

Le meilleur site pour trouver des pièces détachées pour Seat

SEAT TERRAAujourd’hui, il est toujours difficile de trouver des pièces détachées qui conviennent à d’anciennes voitures. J’ai quelques problèmes avec ma bougie de préchauffage que je dois absolument remplacer pour que ma SEAT TERRA camionnette puisse fonctionner de nouveau. Heureusement qu’un ami m’a référencé sur le site internet www.PiecesAuto24.Com. C’est une boutique en ligne qui se spécialise dans la vente de pièces détachées pour toutes les marques de voitures, allant de la plus ancienne à la plus récente.

Un réel avantage

En naviguant sur le site, j’ai pu trouver la pièce détachée qu’il me fallait. Et mieux encore, il existe d’autres pièces détachées qui correspondent à la marque de ma voiture qui sont accessibles en stock. Ce site est un réel avantage pour ma personne puisque je peux y trouver de tout. J’ai enfin pu trouver un site qui pourra me fournir une bougie de préchauffage Vemo. Il facilitera, à présent, le démarrage à froid du moteur de ma Seat Serra camionnette 1.4 D. aussi, grâce à ce site, je pourrais, désormais, réaliser l’entretien de ma camionnette comme il faut et surtout, pouvoir changer les pièces usées en toute quiétude.

La bougie de préchauffage Vemo

La bougie de préchauffage Vemo convient exclusivement au moteur diesel. C’est tout à fait le cas de ma Seat Terra camionnette. Comme son nom l’indique, cette bougie de préchauffage a pour fonction de préchauffer le moteur avant son démarrage. Plus précisément, il a pour mission de préchauffer les chambres de combustion de chaque cylindre afin de permettre un meilleur démarrage du moteur diesel. Surtout par temps froid, ce type de bougie est d’une grande nécessité. La bougie de préchauffage Vemo est constituée de 4 pièces avec une dimension de filetage de M12 x 1,25 mm et présente un voltage de 11 V. Cette bougie s’adapte également à d’autres types de véhicule.

C’est un réel avantage de pouvoir utiliser une pièce détachée de bonne qualité et qui convient parfaitement avec la marque et le type de véhicule qui vous appartient. De plus, avec un prix compétitif, que demander mieux ?

août 24

Cinq jours ce printemps-la

Drôle de titre français pour un film intitulé « Five days one summer » et racontant la « fin » d’une passion dévorante entre un quinquagénaire et sa jeune nièce coïncidant avec la « fin » de l’été. Fred Zinnemann, allant à l’encontre de son goût prononcé pour les sujets exceptionnels, raconte une histoire d’amour pas comme les autres. Il place dans la montagne trois êtres simples : le docteur Meredith, sa nièce et un jeune guide qui découvre peu à peu une passion qu’il juge contre nature.Cinq jours ce printemps-là A l’opposé des modes les plus actuelles (en conséquence les plus éphémères), Zinnemann n’hésite pas à jouer la carte des grands sentiments, du romantisme exacerbé et des passions mélodramatiques. Il raconte .les escalades en montagne comme des épopées où l’individu ne peut plus tricher avec ses sentiments et avec lui-même. En un mot comme en cent : aucun film de ce début des années 80 n’est aussi génialement « vieillot » ! La star du film de Fred Zinnemann, c’est la montagne, omniprésente et indiciblement menaçante. Mais le cinéaste du « Train sifflera trois fois », de « Tant qu’il y aura des hommes » et de « Julia » s’est trouvé un époustouflant trio d’acteurs. Après la vision du film, on n’imagine pas les personnages sous d’autres traits que ceux du rude Sean Connery. de la très bristish Betsy Brantley et de l’intense Lambert Wilson. Fils du comédien Georges Wilson, Lambert était apparu pour la première fois à l’écran dans une rapide scène du précédent Zinnemann, « Julia ». Le temps de remettre un carton à chapeau à l’impressionnante Jase Fonda. Depuis, il est devenu un des jeunes « mecs » les plus prometteurs du cinéma français et international. On le verra bientôt ‘dans « La femme publique » de Zulawski et « Sahara » avec Brooke Shields. Dans « Cinq jours, ce printemps-là », Lambert Wilson « bouffe » l’écran, mais ne laisse absolument pas « bouffer » par le « monstre » Sean Connery.

août 05

L’année de tous les dangers

L'année de tous les dangersA-t-on le droit de diffuser une information au risque de perdre ses amis ? C’est la question déontologique du journalisme que pose ce film. 1965. En Indonésie, les communistes préparent un coup d’état. Encore un dieu pour son peuple, le président Soekarno, lors d’un discours historique, déclare que cette année sera « l’année de tous les dangers ». Débarque à Djakarta un jeune journaliste australien, venu ici pour couvrir les événements politiques. Il joue tout sur sa carrière et ne cherche qu’une seule chose, le scoop. Voilà ce qui motive ce journaliste ambitieux. Entrent alors en scène un cameraman asiatique, un nain, qui lui servira de guide. Il lui présente une ravissante attachée d’ambassade anglaise, qui ne voudrait pas se compliquer la vie pour les quelques jours qu’il lui reste à passer en Asie. Ensemble, c’est une histoire d’amour pratiquement impossible qu’ils vont vivre dans la tourmente qui les entoure leur promenade sentimentale en voiture après le couvre-feu sera bercée par… le crépitement des mitraillettes ! Des bars des grands hôtels où se fait l’information de la plupart des correspondants de guerre, le film nous entraîne aux admirables rizières cultivées en terrasses, sur les hauteurs de Java. Le réalisateur Peter Weir est, avec son compatriote George Miller (« Mad Max I et II »), le promoteur de la nouvelle génération du cinéma australien. Ici la tension monte progressivement et la violence est longtemps feutrée avant d’éclater dans les manifestations spontanées, en fait soigneusement organisées. Conçu pour l’écran large et le Dolby stéréo, le film perdra sans doute de sa force en passant sur votre petit écran, mais ce n’est pas une raison pour vous en priver.

juil 19

L’œuf du serpent

« L’œuf du serpent » n’est pas un film suédois d’Ingmar Bergman. Le générique original était en anglais et portait des noms de techniciens allemands ! On y voit une alternance d’images d’une foule grise comme celle de « Metropolis » de Fritz Lang, sur une musique aigrelette de charleston comme celle de « Cabaret ».L'_uf du serpent Nous sommes le 3 novembre 1923. Plus personne n’a foi dans l’avenir ou dans le présent. Arrivé à Berlin depuis un mois, un trapéziste américain apprend que son frère s’est suicidé. Il a laissé une lettre où l’on peut déchiffrer cette phrase « Il y a un poison dans l’air ». Et de fait, en un mois, dans le même quartier il y aura sept morts mystérieuses. Pour le Juif américain, ce sera une longue fuite en avant vers la peur et l’angoisse, que l’alcool ne parvient pas à faire oublier. Ingmar Bergman nous fait découvrir le Berlin de la montée du nazisme, ce moment où le serpent était dans l’œuf. Lorsque « sous la fine membrane on distingue déjà le parfait reptile ». Il utilise l’une de ses comédiennes fétiche, Liv Ullman, celle de « Persona », « Scènes de la vie conjugale », « Cris et chuchotements », ici épuisée, éplorée, exsangue. Plus inattendue est la présence de David Carradine, qu’on a du mal à dissocier de son personnage de la série télévisée « Kung fu ». Dans une lumière glauque, le film offre une reconstitution somptueuse de cette atmosphère vénéneuse où « la peur comme une buée suinte des pavés ». C’est l’époque où le dollar vaut cinq milliards de marks, le papier monnaie se distribue par liasses et on fait la queue depuis l’aube devant les boulangeries. Même si c’est là le moins bergmanien des films de Bergman, on y trouve cette inquiétude nous vivons si loin de Dieu qu’il n’entend plus nos appels à l’aide.

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